Bonjour,

Depuis Juillet, nous voilà réuni pour une année à Bangkok.

Passé le premier choc de la chaleur (elle avoisine souvent les 35 degrés !) et de l’humidité (elle est toujours proche de 90%), nous nous remettons gentiment du jet-lag et organisons notre vie de manière assez relax.

Quand je dis « relax », je ne parle pas de Stéphanie mais de Léa et moi.

Stephanie suit une formation incroyablement exigeante et passe le plus clair de son temps à l’institut ou à étudier. Même les week-ends, elle les consacre en général à récupérer ou à préparer la semaine suivante. Elle fait preuve d’une volonté exemplaire et d’en engagement hors pair. Revers de cette médaille, nous n’avons pas vraiment de temps pour « profiter » de Bangkok ensemble.

Même à l’apéro, les cours du GIA ne sont jamais loin de Stéphanie !
Après 2 mois et de nombreux succès hebdomadaires, sa première formation touche à sa fin. Si tout va bien (et je ne vois pas pourquoi il en serait autrement tellement elle s’investit), nous devrions fêter un premier succès lundi prochain par l’obtention par Stéphanie du titre de « Diamond Grader Graduate ». Premier pas de sa formation, mais premier pas très important car il sanctionne l’apprentissage des bases du nouveau métier qu’elle a choisi. (Màj: c’est fait, elle a brillamment passé son examen avec une moyenne de 93/100!)
Donc, pendant que Stéphanie trime et tente de trouver et de décrire des nuages et des cristaux dans de petits diamants, Léa et moi voyons les journées s’égrener tranquillement, sans beaucoup de stress (pour ne pas dire aucun).

Pour moi, la journée commence invariablement par une heure de sport en salle et de natation. C’est fou le bien que ça fait, cela me met dans une bonne sensation pour le reste de la journée.

La piscine, située au 16ème étage de notre résidence est grande et agréable pour ce genre d’exercice. Elle fait environ 22 m. Ce qui permet d’enchaîner les longueurs de manière efficace.

Ensuite, soit nous organisons quelques petites activités, nous faisons quelques courses et sortons manger une salade dans les environs, soit je me mets à travailler sur Internet. Nous visitons parfois des lieux emblématiques de Bangkok. Pas beaucoup, car la résistance de l’ado est parfois efficace.

Ainsi, nous sommes devenus d’excellents clients de Grab, le concurrent local d’Uber – mais 30% meilleur marché – et surtout de Food-Panda, le service de livraison de repas à domicile.

Habiter dans une grande ville offre quelques agréments comme celui de choisir le type de cuisine qu’on désire déguster et se la faire livrer dans les 40 minutes par coursier depuis son restaurant préféré. On entreprend ainsi de petits voyages culinaires qui nous emmènent du Liban à l’Italie, l’Inde ou le Mexique en passant bien sûr par la Thaïlande.

Point négatif de la méthode : La création d’une foule de déchets. Le tri des poubelles étant inconnu ici, les ordures sont peut-être séparées ultérieurement… mais j’en doute !

Au niveau du travail, je me rends compte qu’il est tout à fait possible de travailler à distance sur des projets en Suisse. C’est une bonne nouvelle ! En général, cela s’avère plus facile dans des projets comportant de nombreux intervenants que dans des projets avec moins de personnes où l’adage « loin des yeux, loin du cœur » prend toute sa pertinence.

Je suis venu ici sans savoir ce que je pourrai y faire, et bien, après un mois, je ne sais toujours pas ! J’ai beau avoir participé à quelques réunions dans le but de constituer un ambrion de réseau (chambre du commerce Suisse-Thailande, Swiss Society Bangkok, Rotary, à ce sujet voir l’article sur les « Réceptions de l’Ambassadeur ») ou m’être inscrit sur quelques réseaux sociaux réservés aux expatriés, je n’ai toujours pas découvert de piste pouvant aboutir à une véritable activité professionnelle locale.

Je ne désespère pas, cela ne fait qu’un mois que je suis ici et tout peut arriver.

En fait, il semble que Bangkok ne m’ait pas attendu ! Bizarre !