Une semaine au Myanmar

Mandalay

Une semaine au Myanmar: Mandalay

Le Myanmar est un pays qui s’est ouvert récemment. Le téléphone portable y est apparu il y a seulement 3 ans, favorisant de nouveaux comportements des habitants habitués à plusieurs décennies de dictature.
Nos guides nous ont tous parlé de cette nouvelle démocratie portée par la Ligue Nationale pour la Démocratie d’Aung San Suu Kyi (prix Nobel de la paix en 1991).
Le Pays est en train de s’ouvrir, avec toutes les opportunités et les risques que cela comporte.
Comparé à la Thaïlande  – et à Bangkok en particulier – la Birmanie (ancien nom du Myanmar) se trouve à un stade de développement d’il y a environ 20 ans.
Dès qu’on sort des villes, on est plongé dans une campagne rustique et apparement très pauvre.
Les habitations ressemblent plus à des cabanes de bambou qu’à de véritables maisons en dur. Les voitures sont assez rares, les autoroutes inexistantes (sauf aux abords des aéroports).

Mandalay

Notre périple a démarré à Mandalay, la deuxième ville du pays (2 millions d’habitants), et ancienne capitale. C’est une ville toute plate (sauf une colline) qui ne comporte pas plus de 2 immeubles construits en hauteur.

D’ailleurs, bien qu’en ville, la vue de notre hôtel était champêtre (et le réveil très matinal grâce aux chants diffusés par le monastaire adjacent).
À Mandalay, l’immense palais royal occupe une large partie de la ville mais malheureusement ne se visite pas puisqu’il est occupé en majorité par les militaires.
La vue depuis l’hôtel à Mandalay

Le pont d’U Bein

Sur le trajet de l’aéroport à la ville, on a fait un stop au pont d’U Bein, un pont de teck d’1.2 Km situé sur le lac Taungthaman, à Amarapura. Il a été consqtruit vers 1850 par le maire de la ville avec des colonnes de teck. Cela en fait le plus long pont de bois du monde. Il est très visité par de nombreux birmans. Dans les environs, quelques ateliers de tissages produisent des habits traditionnels, dont les longyi, portés par les hommes et les femmes, sorte de grande pièce de tissu enfilée comme une longue jupe et qui remplace avantageusement les pantalons lorsque la chaleur est élevée.
Un moine sur le pont d’U Bein

La Pagode Kuthodaw

Au pied de la colline, la Pagode Kuthodaw est un grand ensemble de stûpas (plus de 700!). Elle abrite le plus grand livre du monde, composé de 729 stèles de marbre pour autant de pages protégées chacune par un petit stûpa blanc surmonté d’un parapluie doré. Durant la visite, nous avons essuyé un splendide orage qui m’a donné l’occasion de faire quelques photos assez spectaculaires.

L’alignement des stupas avec l’orage

Mandalay Hill

Mandalay Hill est la jolie colline qui surplombe la ville et abrite sur ses flancs de nombreux temples, pagodes et stûpas. D’ailleurs, comme nous nous en sommes vite rendu compte, au Myanmar, tout se conjugue aux modes pagodes, stûpas, temples et Bouddhas. La colline constitue un lieu de pèlerinage important depuis près de deux siècles. Au sommet se trouve la Pagode Sutaungpyei (« celle qui exauce les vœux ») dont on jouit d’une très belle vue sur la ville et ses environs.

Le sommet de Mandalay Hill

Le monastaire Bagaya

Le monastaire Bagaya est un impressionnant bâtiment de teck finement sculpté. Patiné par le temps, le teck (un peu comme le mélèze) devient gris puis noir sous l’effet des rayons du soleil et des intempéries. D’ailleurs, des chapeaux de marbres protègent le haut des pilliers de bois exposés.
Travaillées en noir et blanc, les photos de ce bâtiment lui donne un air de Minas Tirith (;-)
Le monastaire Bagaya

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